Conférence de Rachel Chagnon – Victimes d’agression sexuelle: Y a-t-il une justice possible par le droit?

L’actualité, depuis l’émergence de #moiaussi et les procès très médiatisés des Weinstein, Barton, Rozon et Salvail, témoigne d’un mécontentement profond des victimes d’agression sexuelle face au système judiciaire. Ce dernier est perçu comme peu efficace, voire, carrément favorable aux agresseurs. Qu’en est-il ? L’architecture du système judiciaire le rend-il irrémédiablement hostile à ces victimes ? Peut-on obtenir justice autrement ? Doit-on le faire ?

Dans cette conférence, nous explorerons ces questions en tentant d’y apporter des pistes de réponses. Nous aborderons d’abord le jugement dans l’affaire Rozon afin de revenir sur les motifs de la juge Hébert et analyser comment elle a pu parvenir à un verdict d’acquittement tout en affirmant croire la victime. Nous verrons ensuite certaines propositions de modes alternatifs de règlement des litiges criminels. Finalement, nous nous pencherons sur différentes propositions de modifications de la justice criminelle.

Nous verrons que la justice criminelle possède, en effet, un réel potentiel de justice pour les victimes d’agression sexuelle. Toutefois, elle ne peut, à elle seule, résoudre ce problème qui dépasse largement son rayon d’action.

Avocate de formation, Rachel Chagnon détient un doctorat en histoire. Sa thèse portait sur la genèse de la constitution canadienne. Elle est présentement professeure au département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal.

Rachel Chagnon se spécialise dans l’analyse féministe du droit public et la réponse législative à la violence faite aux femmes. Elle a participé à plusieurs projets de recherche portant, entre autres, sur l’impact de la loi sur l’équité en matière d’emploi sur le travail des femmes, sur la mise en œuvre des principes de non-discrimination dans les médias canadiens ainsi que sur la criminalisation de la prostitution. Elle travaille présentement sur un projet de recherche s’intéressant au processus de déjudiciarisation de la violence conjugale au Québec. Elle fait aussi par’e d’équipes de recherche pluridisciplinaires travaillant sur les violences sexuelles ainsi que sur la prise en charge des femmes victimes de mutilation génitale par les professionnels de la santé.

La conférence aura lieu sur la plateforme Zoom le mercredi 10 mars 2021 à 19h00. Le lien pour accéder à la conférence sera envoyé aux abonnés de notre infolettre 15 minutes avant le début de celle-ci.

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